La place de la religion dans l’Etat

La place de la religion dans l’Etat :

L’État est une institution et nous ne pouvons pas dire qu’une institution est religieuse, car l’Etat ne prie pas, ne jeûne pas et ne se soucie pas de la vie future, ainsi que les autres institutions.

Donc, les institutions n’ont pas un esprit pour que nous puissions dire qu’elles sont religieuses ou pas religieuses, tandis que l’homme est digne de cette description s’il travaille selon les ordres de la religion.

L’impact des croyances des personnes qui dirigent l’Etat ou l’institution apparaît dans le travail de l’administration et c’est normal.

L’État gouverné par les musulmans est appelé un Etat islamique, tandis que l’Etat gouverné par les chrétiens est appelé un état chrétien.

Il n’est pas normal que les chefs obligent leurs peuples à suivre leurs croyances parce que cela est contraire à la logique et contraire au principe fondamental de la vraie religion. Ce principe est : pas de contrainte en religion.

C’est la cause de l’établissement de l’Etat religieux ou idéologique qui conduit aux conflits internes qui se produisent à cause de la persécution et de l’injustice en ce qui concerne les croyances, car les croyances ne changent pas par la force !

L’origine de la religion est la foi qui découle du cœur qui se trouve dans les profondeurs de l’être humain où la liberté absolue pour accepter ou refuser toute chose. Cela signifie que le cœur est loin des lois de coercition et qu’il n’acceptera aucune contrainte pour accepter une quelconque doctrine.

Le Saint Coran confirme cette réalité quand Dieu dit : « Pas de contrainte en religion ! Désormais la direction droite se distingue de la divagation. Celui qui rejette les faux dieux et qui croit en Dieu a saisi l’anse la plus solide, qui n’a pas de fêlure. Dieu est Celui qui entend tout, l’Omniscient. » AL-baqara (2:256)

L’Islam n’oblige pas une personne à accepter l’Islam, il donne à chacun de nous la liberté de vivre selon sa foi et selon ses croyances. Sur cette base on peut dire qu’il n’y a pas un Etat théocratique en Islam.

Alors l’administration parle au nom du peuple et ne parle pas au nom de Dieu, le dirigeant qui gouverne bien sera récompensé tandis que l’agresseur doit assumer la responsabilité.

Lorsque nous désignons le mot “religion” en Turquie ou dans un autre pays musulman, nous voulons dire spécifiquement la religion islamique, le Prophète de l’Islam Muhammad (prière et paix de Dieu soient sur lui) et le Livre révélé par Dieu (le Saint Coran), alors toute personne qui veut entrer dans l’Islam doit respecter le Coran et suivre ses commandements.

Certains essaient d’appliquer les ordres du Coran selon leurs caprices, car ils se considèrent des serviteurs de Dieu mais en réalité ils travaillent dur pour l’abolition de certains versets qui ne conviennent pas à leurs désirs ou ils appliquent les versets avec une fausse interprétation sous prétexte que ces versets sont spécifiques à une période particulière de l’histoire !

Ils prétendent qu’ils apportent des concepts modernes à la religion et que leurs concepts sont cohérents et compatibles avec la vie moderne. Ils ont ces idées en sachant que l’interprétation du Coran en conformité avec leurs désirs n’est pas vraie. Pour se défendre un peu de ce qu’ils font, ils sont à la recherche de partisans de leurs idées en pensant que le nombre pourra être utile pour eux devant Dieu.

De telles personnes ne se soucient que des gens qui défendent leurs idées et elles essaient d’apparaître toujours sous une forme forte et exemplaire, car elles laissent entendre qu’elles parlent au nom de l’État ou de l’institution ou de l’organisation.

On peut confirmer que cette méthode est incorrecte parce que le porte-parole de la religion parle en son propre nom, car il n’est pas vrai de dire “l’Etat religieux” ou dire “l’Etat athée”.

Nous pouvons décrire les personnes, qu’elles soient religieuses ou athées, mais nous ne pouvons pas décrire l’état avec cette description, personne ne peut parler au nom de l’État ou de l’institution ou de l’organisation à partir de sa position religieuse parce que l’État n’est pas un groupe religieux composé de personnes qui partagent les mêmes croyances et idées. Mais les adeptes des religions et des différentes institutions et organisations font tous partie de cet état, car celui qui parle au nom de l’État ou de l’institution en termes de religion laisse entendre que ses idées sont les mêmes idées que tous les individus appartenant à cet État ou à cette institution, et cette idée n’est pas logique et pas correcte.

On pense du point de vue religieux que chaque musulman doit respecter les versets coraniques et doit se conformer aux discours prophétiques qui étaient corrects.

On peut dire que le Coran est la garantie de la liberté de la religion, сar le verset Coranique dit : « Si ton Seigneur le voulait, tous les habitants de la terre croiraient. Peux-tu, toi, contraindre les hommes à être croyants ? » Yunus (10:99)

En lisant ce verset, on comprend que l’homme doit être libre dans les profondeurs de son cœur en plus de la liberté extérieure parce que cela donnera à l’homme son vrai caractère.

La relation de l’Etat avec ses citoyens est une relation étroite qui ne devrait pas dépendre du cas religieux ou intellectuel, mais elle devrait être fondée sur la justice, car la tâche essentielle pour l’Etat est d’assurer la justice et la sécurité intérieure et extérieure et l’élimination des obstacles qui empêchent la réalisation de la liberté intellectuelle des citoyens.

On confirme que celui qui croit en raison de la pression de l’Etat sera comme une bactérie qui infecte le corps et cause la maladie, mais la personne qui possède la liberté intellectuelle et religieuse contribuera à la tâche de protéger le pays.

La liberté intellectuelle qui se réalise par la liberté de croyance donne l’immunité et la protection contre les ravageurs qui peuvent tuer la communauté en raison d’un manque de liberté intellectuelle. La liberté possède l’efficacité du vaccin qui renforce le système immunitaire du corps.

Il convient de dire que l’Empire Ottoman était un bon exemple, car il considérait que les minorités font partie des citoyens de l’Etat. Grâce à cette politique les minorités se considéraient comme citoyens chéris, pas de différence entre eux et les autres citoyens et ce fut très important.

L’Etat doit être comme le soleil qui ne fait aucune distinction entre les musulmans, les chrétiens et les juifs, les riches et les pauvres, il ne fait aucune distinction entre les personnes, ainsi l’état doit prendre soin des besoins de tous les citoyens sans moindre distinction.

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Date: Aug 2, 2014

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