La république islamique (la République islamique d’Iran)

La république islamique (la République islamique d’Iran) :

La religion islamique n’accepte pas le monachisme car tous les gens sont égaux devant Dieu, mais la secte Chiite dit que les gens ne sont pas égaux. Les chiites sont différents en ce qui concerne la qualité de la personne qui doit être au pouvoir dans l’Etat.

Le point de vue dominant chez eux, c’est que l’imam, c’est-à-dire le chef d’Etat doit être nommé par le Prophète (bénédiction et paix de Dieu soient sur lui) et doit être infaillible (sans péché).

Les Chiites ont convenu que cette personne est Ali (que Dieu soit satisfait de lui), et sur cette base, ils pensent que la présidence de l’Etat n’est qu’une fonction religieuse, nous citerons leur opinion sur ce sujet :

“Le texte qui vient de Dieu à travers le Prophète ou à travers l’ex-imam est le texte qui détermine et décide de choisir l’imam, l’imamat n’est pas la sélection et l’élection par le peuple, car les gens n’ont pas le droit de nommer l’imam” [1]

Chez les Chiites, l’imam doit être caractérisé par les particularités suivantes :

“L’imam, comme le Prophète, doit être infaillible de tous les vices et de l’immoralité, à la fois en secret et en caché depuis l’enfance jusqu’à la mort, volontairement et involontairement. Il doit être infaillible à commettre des erreurs et des oublis, car les imams sont les gardiens de la religion et sont responsables de l’application de cette religion, leur tâche est comme la tâche des Prophètes et la preuve qui nous a amené à croire que les Prophètes sont infaillibles c’est la même cause qui nous porte à croire que les imams sont infaillibles sans aucune différence”

Les chiites en Iran déterminent les caractéristiques de l’imam et ses connaissances comme suit :

“L’imam est comme le Prophète, il doit être l’un des meilleurs en perfection, en courage, en générosité, en chasteté, en honnêteté, en justice, en esprit, en sagesse et en morale. L’imam doit être comme le Prophète en ce qui concerne la connaissance, car il reçoit les connaissances et les jugements de Dieu, il reçoit toutes les informations à travers le Prophète, ou à travers l’ex-imam, et il apprend des choses nouvelles par l’inspiration qui vient à lui par la puissance divine déposée par Dieu pour lui, et s’il veut savoir quelque chose, il sait cela sans erreur et sans doute. Il n’a pas besoin de preuve de mental, il n’a pas besoin d’enseignants, mais sa connaissance est capable d’augmenter et de s’intensifier, et bien qu’il n’ait pas d’éducateurs et n’a pas appris dans les institutions les enseignements de l’enfance à l’âge adulte même la lecture et l’écriture. Alors, bien qu’il n’ait pas appris dans les écoles et n’ait pas appris avec des enseignants, il est caractérisé par un état scientifique unique, car l’imam répond immédiatement à toutes les questions sans dire” je ne sais pas”, et sans la moindre hésitation” [2]

La doctrine des chiites en ce qui concerne l’obéissance à l’imam se résume comme suit : ”La commande de l’imam est une commande de Dieu, et l’interdiction émise par l’imam est une interdiction émise par Dieu.

C’est pourquoi, l’obéissance à l’imam est une obéissance à Dieu, et la désobéissance aux ordres de l’imam est une désobéissance aux ordres de Dieu.

Celui qui soutient l’imam, soutient Dieu, mais l’ennemi de l’imam est l’ennemi de Dieu. En conséquence, il est interdit de désobéir aux imams car celui qui désobéit aux ordres des imams désobéit aux commandements de Dieu et de son Messager, c’est pourquoi, il doit obéir à l’imam en tout ce qu’il veut sans la moindre hésitation” [3].

Cette vision est inacceptable chez les sunnites et chez la plupart des musulmans et ceci est la doctrine qui prévaut en Turquie par exemple où la présidence de l’Etat est un acte politique, ce n’est jamais une mission religieuse. On ne trouve aucun verset coranique ou hadith prophétique qui stipule que la présidence de l’Etat est une fonction religieuse, donc les déclarations des chiites en ce qui concerne ce sujet sont inacceptables chez les sunnites qui n’osent même pas dire cela des Prophètes, car Dieu dit : « Muhammad n’est qu’un envoyé » Al Imran (3:144)

Le mot “Messager” en arabe signifie “porteur de message”, le messager porte le message qui sera transféré à des personnes sans aucune augmentation et sans aucune diminution.

Selon la terminologie religieuse, le Messager est une personne choisie par Dieu pour transmettre ses dispositions au peuple.

Dieu a expliqué que les fonctions des Messagers sont de trois types :

D’abord, la transmission du message sans aucune augmentation et sans aucune diminution, le Coran dit : « Qu’incombe-t-il aux envoyés sinon de proclamer le message en toute clarté ? » AL-Nahl (16:35)

Et il dit : « Ô Envoyé ! Proclame ce qui t’a été révélé par ton Seigneur ! Si tu ne le fais pas, tu n’auras pas proclamé Son Message. Dieu te protègera contre les hommes. Certes, Dieu ne dirige pas ceux qui mécroient. » Al-Maidah (5:67)

La deuxième fonction est de montrer les commandements de Dieu, car Dieu dit : « Nous n’avons dépêché aucun envoyé sans qu’il parle la langue de son peuple et puisse lui exposer clairement son message. Dieu égare qui Il veut et guide qui Il veut. Il est le Puissant, le Sage. » Ibrahim (14:4)

Et la troisième fonction est de clarifier la punition et la récompense parce que Dieu dit : « Nous ne t’avons envoyé à la totalité des hommes que comme annonciateur de la bonne nouvelle et comme avertisseur. Mais la plupart des gens ne savent pas. » Saba (34:28)

Le messager n’a pas le droit de forcer les gens à accepter son message, Dieu a donné la liberté complète pour les personnes à accepter sa religion quand il a dit : « Lance donc le Rappel ! Car il ne t’incombe que de lancer le Rappel Tu n’es pas chargé de les contrôler » Al-Ghashiya (88:21-22)

Les Messagers ne sont pas des créatures différentes des hommes, ils sont des êtres humains choisis par Dieu qui les a soutenus avec les miracles, car le miracle de tout Messager prouve qu’il est envoyé par Dieu Tout-Puissant. Par exemple, quand quelqu’un arrive et dit “je suis ambassadeur de l’Amérique à Ankara”, il est naturel que le gouvernement Turc lui demande un document de l’administration publique de son pays. Comme le miracle du Prophète, c’est un document qui indique que Dieu a envoyé ce Messager au peuple, ce document est appelé un miracle parce que les gens sont incapables de faire un tel document.

Notre Prophète Muhammad (bénédiction et paix de Dieu soient sur lui) est un être humain comme nous, la seule différence c’est qu’il est un Messager de Dieu : « Dis : ”Je ne suis qu’un mortel semblable à vous. Il m’est révélé que votre Dieu est un Dieu unique. Que celui qui espère la rencontre de son Seigneur accomplisse de bonnes actions et qu’il n’associe personne dans l’adoration de son Seigneur”. » AL-Kahf (18:110)

En conséquence, nous sommes devant deux équipes différentes dans leurs opinions. Les chiites qui vénèrent leurs imams et les sunnites qui croient que le Prophète est un être humain comme nous tous, mais qui reçoit la révélation de Dieu.

La première équipe estime que la présidence de l’Etat est une fonction religieuse, tandis que le second la voit comme une fonction politique, car les sunnites n’ont pas nommé l’Etat par “l’Etat islamique”, mais ils l’appellent “l’Etat Abbaside”, “l’Etat Seldjoukide” et “l’Empire Ottoman”.

À l’ère des Califes, l’Etat n’a pas de nom et si cela signifie quelque chose, il signifie que la désignation de l’Etat par “Etat islamique” n’est pas de la religion.

İl y a une grande différence entre les sunnites et les chiites à l’égard de la présidence de l’Etat, mais celui qui ne connaît pas ces différences appelle à l’établissement de l’état islamique en Turquie comme c’est le cas en Iran !

 

[1] Les Croyances Alimamites, Mohammad Reza Mozaffar, p. 65

[2] Les croyances imamites, Mohammad Reza Mozaffar, p. 66

[3] Les croyances imamites, Mohammad Reza Mozaffar, p. 66

 

Facebook'ta PaylaşTwitter'da Paylaş
Date: Aug 7, 2014

Other Fatwas In This Category:
#   Title Date Reads 
1 L’église et la théocratie 2014.08.08 968
2 A. Les règles relatives à la gestion 2014.08.08 705
3 La résistance contre l’erreur 2014.08.09 1,054
4 Introduction 2014.08.02 559
5 La liberté 2014.08.08 1,861
6 La place de la religion dans l’Etat 2014.08.02 1,393
7 L’invitation à penser 2014.08.08 1,164
8 La laïcité 2014.08.02 749
9 La crainte de Dieu seul 2014.08.08 1,500
10 L’islam selon le coran 2014.08.05 2,623
11 Les mosquées et la théocratie 2014.08.09 5,757
12 Les voies soufies 2014.08.05 2,273
13 Les principes des doctrines chiites et des voies soufies concernant la présidence de l’Etat 2014.08.09 6,207
14 L’Etat et l’enseignement religieux 2014.08.05 1,959
15 Les voies soufies et la présidence de l’Etat 2014.08.09 7,475
16 L’éducation morale 2014.08.06 790
17 La conclusion 2014.08.11 4,347
18 La république islamique (la République islamique d’Iran) 2014.08.07 1,863
19 La laïcité 2014.08.09 8,777
20 L’Etat et les partis politiques 2014.08.06 1,976
21 L’autorité califale et la théocratie 2016.06.18 7,325
22 L’unité entre l’armée et le peuple 2014.08.07 1,245
23 L’Homme est-il le successeur (calife) de Dieu ? 2017.06.05 2,499
24 Le Coran et la théocratie 2014.08.08 1,182
25 Partie II (la théocratie et la laïcité selon la Bible et le Saint Coran) 2014.08.08 5,971
26 Le concept de la théocratie 2014.08.08 1,382