Sourate At-Talâq (65), verset 9
فَذَاقَتْ وَبَالَ أَمْرِهَا وَكَانَ عَاقِبَةُ أَمْرِهَا خُسْرًا
Traduction du sens :
« Elles goûtèrent alors les conséquences désastreuses de leur conduite, et l’issue de leur affaire fut la perdition. »
Les enseignements essentiels de ce verset
Après avoir évoqué, dans le verset précédent, les communautés qui se sont rebellées contre les commandements de leur Seigneur et de Ses messagers, le Coran expose ici le résultat de leur comportement.
Ce verset rappelle un principe fondamental : les choix humains ont des conséquences, et les sociétés qui persistent dans la transgression finissent par subir les effets de leurs propres actes.
1. Chaque comportement produit des conséquences.
« فَذَاقَتْ وَبَالَ أَمْرِهَا »
L’expression « ذَاقَتْ وَبَالَ » évoque le fait de goûter aux conséquences pénibles de ses propres actes.
Le terme wabâl désigne ici les conséquences lourdes et néfastes d’une conduite.
Le Coran nous rappelle ainsi que les actes ne sont pas isolés de leurs conséquences. L’injustice, l’arrogance et la transgression peuvent finir par se retourner contre ceux qui les pratiquent.
2. Les conséquences de nos actes peuvent dépasser nos prévisions.
Les sociétés évoquées dans ce passage n’ont pas nécessairement mesuré la gravité de leur comportement ni anticipé son issue.
Cela nous invite à ne pas juger une conduite uniquement à partir de ses avantages immédiats.
Une décision peut sembler profitable à court terme tout en conduisant à une perte profonde à long terme.
La réussite apparente ne signifie donc pas nécessairement que nous sommes sur la bonne voie.
3. La prospérité n’est pas une preuve de justesse morale.
Une société peut posséder des richesses, une puissance politique ou une influence considérable, tout en s’éloignant de la justice.
Le verset nous invite à distinguer la réussite matérielle de la réussite morale.
La véritable valeur d’une société ne se mesure pas uniquement à ce qu’elle possède, mais aussi à la manière dont elle se comporte et traite les autres.
4. L’histoire des peuples est une source d’enseignement.
Ce verset s’inscrit dans un passage qui évoque les communautés ayant refusé les commandements divins.
Leur histoire n’est pas simplement rapportée comme un récit du passé : elle constitue un avertissement destiné aux générations suivantes.


